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Plan stratégique pancanadien
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Sommaire exécutif
Notre vision
Un Canada où la santé mentale est un droit universel de la personne.
Nos valeurs
- Inclusif
- Proactif
- Empathique
- Inébranlable
- Ouvert à la collaboration
Nos orientations stratégiques
1. Moderniser notre structure
1er objectif. Des accords de licence clairs
2e objectif. Des normes d’excellence
3e objectif. Une planification rigoureuse
4e objectif. Un cadre d’évaluation transparent et harmonisé2. Établir une culture saine
1er objectif. Un esprit généralisé de générosité
2e objectif. Des communications bidirectionnelles et un esprit d’équipe
3e objectif. Un milieu de travail propice à la santé mentale pour toutes et tous à l’ACSM
4e objectif. Un engagement envers la lutte contre le racism
5e objectif. Un engagement envers la vérité et réconciliation3. Assurer une offre de services dans toutes les collectivités
1er objectif. Des stratégies de promotion de la santé mentale pour tous dans tous les contexts
2e objectif. Toute porte est un point d’accès
3e objectif. Un accès equitable
4e objectif. Un enracinement dans la collectivité4. Susciter des changements sociaux et systémiques
1er objectif. Un engagement envers l’équité de la santé mentale des personnes autochtones
2e objectif. Un catalyseur de changement pour le secteur de la santé mentale
3e objectif. Un partenaire prépondérant des gouvernements
4e objectif. Une voix publique forte5. Se faire connaître et être présents pour tous
1er objectif : Des communications marketing coordonnées
2e objectif : Une présence numérique en évolution constante
3e objectif : Une marque moderne et reconnue
4e objectif : Des partenariats stratégiquesDe concert avec toutes les personnes qui nous sont alliées, réinventons ensemble l’avenir de la santé mentale au Canada.
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Introduction
La santé mentale n’a jamais autant préoccupé les Canadiennes et Canadiens.
C’est peut-être parce que les besoins n’ont jamais été aussi grands. Pour jouir de la santé mentale désirée, la population doit avoir accès à un soutien efficace et à des stratégies quotidiennes proactives de promotion et de protection de la santé mentale et du bien-être. Elle a besoin de services ciblés pour répondre aux besoins spécifiques en raison des traumatismes, du racisme et de la discrimination, du chômage et d’une multitude d’autres facteurs sociaux et environnementaux. Tout cela, la population doit y avoir accès maintenant.
L’ACSM est fière d’avoir joué un rôle prépondérant en matière de santé mentale au cours du dernier siècle et d’avoir ainsi donné naissance à la santé mentale communautaire, comme on désigne souvent notre mouvement. Notre travail consiste à promouvoir la santé mentale pour prévenir et traiter la maladie mentale là où les gens de tous âges vivent, travaillent, apprennent et jouent. Notre approche est centrée sur les gens. Parce que les gens ont besoin de plus que des soins de santé pour jouir d’une bonne santé mentale. Combler ses besoins fondamentaux, comme se loger, se nourrir et se trouver un emploi, est essentiel au bien-être.
Le système de santé mentale actuel a été conçu pour répondre aux crises. Mais nous pouvons en faire tellement plus… Plus tôt dans la vie. Avant que la maladie s’installe. Nous travaillons à maintenir les gens hors des hôpitaux et à les soutenir pour qu’ils s’épanouissent et vivent pleinement au sein de leur collectivité.
Même avant la pandémie, on prévoyait déjà que le fardeau de la maladie mentale qui accable notre population et notre système de santé s’alourdira et que les traitements ne suffiront pas à surmonter la crise. Nous devons prendre les devants.
Il y a 103 ans, nous étions en avance sur notre temps. Aujourd’hui, le moment est venu d’agir.
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Contexte
En 2012, l’ACSM a lancé son premier plan stratégique pancanadien, traçant ainsi la voie vers son 100e anniversaire et marquant le début d’une « nouvelle ère » pour l’organisme.
Nous y indiquions vouloir maximiser notre impact collectif, accroître notre visibilité ainsi que notre influence sur les politiques de santé, améliorer les services offerts à notre clientèle et contribuer à changer les perceptions sur la santé mentale et la maladie mentale.
Sept ans plus tard, les résultats parlent d’eux- mêmes. L’ACSM est un acteur majeur du domaine de la santé mentale. Au Canada et ailleurs dans le monde, nous siégeons aux tables où se prennent les décisions, en plus de faire part de nos témoignages et recommandations aux gouvernements de tous ordres.
Nous définissons les priorités les plus urgentes en matière de santé mentale au pays et y répondons; nous réclamons des changements systémiques et politiques à tous les échelons. Notre appel en faveur d’un plan de rétablissement de la pandémie qui finance les services communautaires de santé mentale se fait entendre tant à Ottawa qu’ailleurs au pays.
Si nous nous réunissons, c’est pour avoir une meilleure compréhension et une plus grande reconnaissance de notre mission et ainsi, aider encore plus de gens. C’est aussi simple que ça.
Des 31 % de Canadiennes et Canadiens qui connaissent l’ACSM, près de la moitié (46 %) affirment que nous sommes l’organisme de santé mentale vers lequel ils « se tourneraient en premier » pour obtenir du soutien en matière de santé mentale ou de maladie mentale pour eux-mêmes ou des proches. De plus, 85 % de nos usagères et usagers se disent satisfaits ou très satisfaits de nos services. Ils se montrent reconnaissants de « savoir qu’ils ne sont pas seuls » et de « rencontrer plein de personnes fantastiques et motivantes ». Commentaire plus touchant encore : « L’ACSM, c’est comme notre maison. »
Alors que nos 87 filiales, régions et divisions travaillent de concert dans 330 communautés, nous devons parler d’une seule voix; nous nous améliorons sans cesse sur ce plan. Nous démystifions la santé mentale une Semaine de la santé mentale à la fois, et les gens commencent finalement à comprendre que, diagnostic ou pas, nous avons toutes et tous une santé mentale qu’il faut promouvoir, protéger et célébrer. Bien aller ne veut pas dire la même chose pour tout le monde, mais, pour nous épanouir, nous avons toutes et tous besoin d’objectifs, d’espoir, de résilience, d’estime de soi et de sentir que nous appartenons à un groupe et faisons une différence.
Nous avons à notre emploi plus de 5 000 personnes à l’échelle du pays. Si nous collaborons d’encore plus près en nous appuyant sur notre nouvelle stratégie de marque décennale et notre nouveau plan stratégique quinquennal, nous avons le potentiel d’être un formidable vecteur de changement. Notre stratégie de marque définit qui nous sommes comme organisme et ce pour quoi nous voulons être reconnus, tandis que le plan stratégique établit ce que nous voulons faire au cours des cinq prochaines années pour obtenir cette reconnaissance. En tant qu’organisme à but non lucratif organisé en fédération, nous ne sommes pas seuls à vouloir présenter un front commun à l’échelle du pays tout en demeurant pertinents à l’échelle locale.
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Mobilisation des parties intéressées
Au cœur de toute stratégie gagnante se trouvent des gens. Aussi avons-nous commencé à élaborer ce plan en sondant le plus grand nombre possible. Et, mieux encore, nous les avons écouté.
Depuis l’été 2018, nous avons demandé à des milliers de personnes de nous confier leurs réflexions, expériences, espoirs, questions et préoccupations au sujet de l’ACSM et, plus largement, du système de santé mentale au Canada. 2 000 membres du public et plus de 1 080 autres personnes – bénévoles, usagères et usagers et membres du personnel – ont répondu à notre enquête, participé à des ateliers sur place ou virtuels et pris part à des discussions individuelles avec nos responsables de filiales, régions et divisions provinciales et territoriales, les membres de notre conseil d’administration national et les personnes présidant nos conseils d’administration de divisions. Se sont également exprimés le personnel de nos filiales, les membres de nos conseils d’administration national, provinciaux et locaux ainsi que des partenaires externes.
Nous avons analysé des documents clés, revu les études universitaires disponibles et réalisé des entrevues individuelles. Nous avons étudié les tendances sociales et culturelles au Canada et dans le monde, nous sommes penchés sur les attitudes et expériences des donateurs et parties intéressées, et avons organisé des groupes de discussion auprès du grand public.
Notre processus de planification s’est instauré de manière organique, au fur et à mesure, afin de refléter notre structure et nos besoins uniques et de faire en sorte que nous entendions tous les points de vue. En 18 mois, nous avons amorcé tour à tour les phases de découverte, d’élaboration, de peaufinage et de rédaction. Puis, la pandémie nous a frappés et nous devions donc peaufiner et rédiger à nouveau.
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Environnement + tendances
Nous observons dans le monde des changements globaux qui débordent du cadre de l’ACSM et de notre travail de planification.
Alors que nous planifions pour l’avenir, nous devons faire évoluer notre organisme afin de répondre aux besoins actuels et futurs de la population.
Nous savons que la solitude réduit autant la vie des gens que le fait de fumer quotidiennement 15 cigarettes. Et pourtant. L’isolement social devient la nouvelle norme à l’ère numérique.
Nous savons que le fardeau de la maladie mentale est estimé à environ 23 % des coûts de soins de santé. Mais le Canada consacre seulement 7 % de son budget de santé à la santé mentale.
Nous savons que 40 % des Canadiens ont vu un déclin de leur santé mentale lors des six premiers mois de la pandémie de COVID-19, et une détérioration encore plus prononcée pour ceux qui sont au chômage (61 %), ceux ayant des problèmes de santé mentale préexistants (61 %), les jeunes agés de 18 à 24 ans (60 %), les personnes autochtones (54 %), les personnes qui s’identifient à la communauté 2LGBTQQIA+ (54 %) et ceux ayant un handicap (50 %).
Une analyse exhaustive du paysage, en rapide évolution, de la santé mentale au Canada montre que de profondes transformations s’opèrent dans la façon dont notre société comprend et aborde ces enjeux.
Nous observons une évolution
1. D’une posture réactive à proactive
Plutôt que d’attendre la crise, la population comprend que nous devons agir pour prévenir les situations qui nuisent au bien-être. Il est nécessaire de promouvoir la santé mentale, de prévenir la maladie mentale et d’intervenir plus rapidement et plus tôt.
2. De l’individu aux populations
Au lieu de se pencher sur des diagnostics, traitements ou soins précis, cette approche met l’accent sur les conditions et facteurs étroitement liés qui influent sur la santé des populations tout au long de la vie.
3. De l’isolement à l’intégration par rapport aux soins primaires
Les services de soins de santé primaires offerts par les médecins et dans les hôpitaux ne sont plus séparés des services de santé mentale, ce qui permet de travailler en équipe et d’adopter des approches intégrées répondant mieux aux besoins particuliers des individus.
4. Du modèle médical occidental à une philosophie diversifiée et ouverte
Le système de santé mentale n’est plus seulement un lieu où le personnel soignant se contente de traiter des symptômes et des maladies. Aujourd’hui, le système s’ouvre pour inclure les savoirs et la sagesse des peuples autochtones et d’autres peuples, comme la pleine conscience, la réduction des méfaits et le soutien par les pairs aidants.
5. D’une approche à court terme à une approche évoluant au fil de la vie
Nous comprenons mieux que les besoins en santé mentale d’une personne évoluent au fil des différentes étapes de la vie.
6. D’une vision binaire au continuum
Au lieu d’être pensée en termes d’opposition binaire (maladie contre bien-être), la santé mentale est de plus en plus comprise comme un continuum sur lequel chaque personne se situe, sans égard au diagnostic.
7. De faiblesse à force
Insister seulement sur ce qui ne va pas est inutile. Se concentrer sur le positif et travailler à partir de ses forces, voilà qui est efficace et valorisant !
8. De l’égalité à l’équité
La pandémie met en évidence des inégalités persistantes en matière de santé mentale et il est clair que nous ne sommes pas tous sur le même pied d’égalité : nous ne partons pas tous de la même ligne de départ, mais nous devrions tous parvenir à la même ligne d’arrivée. C’est pourquoi nous devons défendre les besoins en santé mentale de ceux qui sont vulnérables.
9. Du clivage « nous et les autres » à l’épanouissement pour tout le monde
On distingue souvent la personne sur cinq qui souffre de maladie mentale et « le reste d’entre nous ». Mais une telle division n’existe pas. Il n’y a que nous. Les cinq personnes sur cinq qui ont une santé mentale.
10. De la parole à l’action
Plutôt que de dénoncer la stigmatisation et d’exiger plus de campagnes de sensibilisation, nous amorçons un virage visant à corriger les idées reçues qui sous- tendent la stigmatisation et à exiger une réelle justice et des changements concrets.
11. De l’exclusion à l’inclusion des dépendances
La maladie mentale doit être pensée au sens large, de façon à inclure la consommation problématique de substances ainsi que la dépendance.
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Idées clés
Dans notre intention d’exposer toutes les facettes de l’ACSM et de la cause de la santé mentale au Canada, nous avons découvert certaines vérités, des points de repère qui ont guidé la conception du plan stratégique et orienteront la mise en œuvre de notre nouvelle vision audacieuse.
Elles sont essentielles pour comprendre l’importance de ce plan stratégique et ce à quoi nous sommes confrontés. Enfin, elles nous préparent aux changements difficiles à faire.
Ces idées clés nous aident à mieux comprendre l’ACSM et notre avenir.
- À l’interne comme à l’externe, les parties intéressées souhaitent que l’ACSM soit perçue comme un chef de file proactif, visionnaire, innovateur et efficace.
- Notre patrimoine est néanmoins comme une épée à double tranchant pour notre organisme âgé de 103 ans : nous craignons le changement.
- Tous les organismes à but non lucratif organisés en fédération diversifiée et décentralisée doivent composer avec la difficulté de trouver un équilibre entre les priorités locales et nationales.
- Ce qu’est l’ACSM et ce que nous accomplissons ne sont pas suffisamment connus au Canada.
- Aucun organisme canadien ne se distingue réellement comme chef de file national en matière de santé
- La population continue de confondre santé mentale et maladie mentale.
- Chaque subdivision de l’ACSM est unique et diffé Mais nous sommes bien plus unis que divisés.
- Au Canada, la plupart des gens ne savent pas ce qu’est (ou n’est pas) la santé mentale communautaire ni comment celle-ci s’intègre au reste du système de santé mentale.
- Le jargon et les termes propres au domaine, comme le rétablissement, l’expérience vécue et la parité sont généralement mal compris et ont tendance à exclure les personnes non initié
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Vision, mission + valeurs
Le plus excitant, dans ce plan stratégique, c’est d’avoir l’occasion de dévoiler notre nouvelle vision.
Bien que nous demeurions pleinement attachés à notre objectif d’une population en bonne santé mentale dans une société en santé, nous constatons l’urgence d’intensifier la pression en vue d’obtenir des changements systémiques et sociaux. Notre marque doit refléter sans ambages notre but supérieur, ce pour quoi nous nous levons chaque matin.
Cette nouvelle vision nous rassemblera sous une même bannière pour nous aider à aider un plus grand nombre de gens. Elle contribuera à l’atteinte de notre objectif de devenir un acteur déterminant en matière de santé mentale. Le concept de droits de la personne possède une forte puissance évocatrice. Il est largement compris et nous touche intimement. En plus d’inclure l’accès à des traitements opportuns en matière de santé mentale, les droits de la personne renvoient également à un emploi stable, à un milieu de vie sécuritaire et à de bonnes relations – tout ce qui permet, pour une Canadienne ou un Canadien, de profiter d’une bonne santé mentale. Le concept englobe aussi le droit à des conditions propices au bien-être dans tous nos milieux de vie, de travail, d’apprentissage et de jeu.
Tout le monde à l’ACSM a sa propre expérience et son histoire, mais nous nous efforçons tous d’atteindre le même objectif.
Notre mission
Faire en sorte que la population canadienne entière profite d’une bonne santé mentale et d’un état de bien-être.
Notre vision
Un Canada où la santé mentale est un droit universel de la personne.
Notre promesse
La population canadienne peut compter sur l’acsm pour obtenir :
Soutien : Nous apportons un soutien indéfectible à tous les Canadiennes et Canadiens souhaitant améliorer leur santé mentale.
Accès : Nous aiguillons tous les Canadiennes et Canadiens vers des programmes, des services et du soutien en santé mentale.
Progrès : Nous améliorons la société en plaidant pour la mise en place des conditions et politiques indispensables à une bonne santé mentale.
Information : Nous offrons de l’information inclusive et fondée sur les données probantes en matière de santé mentale.
Protection : Nous sauvegardons le droit de tous les Canadiennes et Canadiens à la sécurité sociale et économique, à l’absence de violence, de préjudice et de traumatisme ainsi qu’à un accès aux ressources nécessaires en santé mentale.
Nos valeurs
L’acsm est un organisme :
Inclusif : Nous désirons servir et représenter tous les Canadiennes et Canadiens. Nous reconnaissons la diversité des approaches en santé mentale.
Inébranlable : Nous luttons depuis longtemps pour améliorer la santé mentale au Canada, mais notre travail n’est pas terminé. Nous sommes des champions de la justice sociale. Et nous demeurons engagés dans notre combat comme jamais.
Proactif : Nous sommes des leaders. Nous passons de la parole aux actes. Nous continuons d’innover et d’anticiper l’avenir pour nous attaquer aux enjeux de santé mentale et améliorer la santé mentale au Canada.
Empathique : C’est notre cœur qui nous guide. Nous agissons avec compassion, empathie et bienveillance. Nous poursuivons notre mission avec amour et bonté.
Ouvert à la collaboration : Nous mobilisons et réunissons ressources, partenaires et membres du public pour que nous transformions ensemble nos collectivités et le système de santé mentale canadien.
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Orientation stratégique №1
Orientation stratégique no 1 : Moderniser notre structure
Moderniser notre structure organisationnelle afin de maximiser l’impact de notre réseau pancanadien.
Quand plus de 5 000 personnes poussent dans le même sens, ça avance. Notre organisme fédéré rassemble des gens passionnés dans plus de 330 quartiers au pays. Quand nous communiquons ensemble d’une même voix, nous sommes non seulement entendus, mais écoutés. Nous devons trouver l’équilibre entre notre idéal de satisfaction des besoins particuliers à l’échelle locale et le pouvoir que procure un front commun de défense des droits sur
la scène fédérale. Pour que notre structure soit forte et agile, nous devons l’intégrer et la pérenniser. Les présentes orientations stratégiques constituent la trame du plan stratégique pancanadien, lequel guidera les plans du bureau national et de chaque division et filiale/région.
Pris globalement, les changements structuraux proposés ci-dessous offrent clarté et orientation afin que chacun des rouages de l’ACSM collabore à fournir les services et mesures de soutien en santé mentale auxquels la population canadienne a droit.
Un organisme pancanadien s’imposant comme chef de file efficace et cohérent aura :
1er objectif : Des accords de licence clairs
Des accords de licence uniformisés et à jour serviront de fondement à la saine gouvernance et préciseront les droits et obligations du bureau national et de toutes les divisions et filiales/ régions fédérées au pays.
2e objectif : Des normes d’excellence
Bien que chaque personne en relation avec l’ACSM au Canada ait des besoins particuliers, notre organisme doit offrir à tout le monde et en toutes circonstances (interactions, programmes, services et mesures de soutien) le même haut niveau de qualité et d’uniformité. Appliquées à tous les échelons, les normes d’excellence amélioreront le rendement et le succès de notre organisme.
3e objectif : Une planification rigoureuse
À des fins de clarté et de reddition de comptes, nous harmoniserons nos cycles de planification pour que les plans stratégiques et de travail à l’échelle locale, provinciale/territoriale, nationale et pancanadienne soient développés, lancés et mis en œuvre simultanément en tant que parties d’un système intégré et plus stable.
4e objectif : Un cadre d’évaluation transparent et harmonisé
Nous alignerons également nos méthodes de planification et d’évaluation du succès concernant l’organisation et les initiatives sur un cadre d’évaluation qui sera compris de l’ensemble de notre personnel, à tous les échelons, et auquel toutes les subdivisions de l’ACSM contribueront.
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Orientation stratégique №2
Orientation stratégique no 2 : Établir une culture saine
Favoriser une culture organisationnelle saine pour souder notre organisme diversifié et décentralisé.
Fondé pour répondre aux besoins hyperlocaux de collectivités diversifiées partout au Canada, notre organisme est issu de la base. En tant que groupe, nous présentons de nombreuses différences. Mais en prenant un pas de recul, nous pouvons mettre l’accent sur nos objectifs communs et constater que nous partageons un désir profond et fondamental de répondre à l’ensemble des besoins en santé mentale au pays.
Nous avons tellement à apprendre les uns des autres. L’ACSM s’est engagée à lutter contre le racisme et à amplifier les points de vue des personnes noires et de couleur dans toute notre fédération. Nous nous engageons à comprendre et à célébrer la sagesse, les connaissances et les valeurs autochtones, à renforcer nos relations avec les peuples autochtones et à élargir nos perspectives sur le bien-être physique, mental, émotionnel et spirituel.
Nous sommes ravis de voir à quel point notre pays et notre organisation seront plus forts lorsque nous recruterons, embaucherons, représenterons et servirons mieux les diverses cultures et communautés à travers notre pays.
Nous sommes par ailleurs confrontés aux mêmes difficultés dans l’inlassable poursuite de nos objectifs, comme un financement restreint et des ressources limitées ou le risque de souffrir d’usure de compassion et d’épuisement professionnel. En plus de faire la promotion de l’intérêt public, nous devons donc nous assurer d’offrir un milieu où il fait bon travailler et être bénévole.
Le rendement et la rétention du personnel de même que le coût de la main-d’œuvre sont autant d’éléments cruciaux pour l’accomplissement de notre mission.
Un personnel épanoui est plus efficace et efficient. Nous mettons du cœur à l’ouvrage et passons une part importante de notre temps éveillé au travail. Nous avons tout intérêt à ce que notre milieu de travail favorise la bonne santé psychologique. C’est essentiel à la santé globale de notre organisme et de nos gens.
À mesure que nous nous montrerons à la hauteur de nos idéaux et ferons preuve d’un leadership plus fort et concerté au Canada, les croyances, normes et valeurs communes qui gouvernent nos comportements à l’interne évolueront. La culture organisationnelle est un instrument privilégié de changement.
Une culture organisationnelle forte, productive et saine se démarquera par :
1er objectif : Un esprit généralisé de générosité
Nous passerons d’une mentalité de rareté à une mentalité de générosité, où l’ACSM sera considérée comme une seule et même équipe. Nous ne nous contenterons pas de coopérer.
Avec équité, bienveillance et transparence, nous collaborerons dans un véritable esprit de partage, par souci du bien commun.
2e objectif : Des communications bidirectionnelles et un esprit d’équipe
Nous ne pouvons parler d’une même voix si toutes nos subdivisions ne sont pas branchées de pareille façon sur les priorités locales, régionales et nationales. Chaque membre du personnel fournira en temps opportun les renseignements dont toute la fédération a besoin pour collaborer efficacement et pourra s’attendre à la même chose du reste de l’organisation. Nous partagerons, apprendrons, créerons et innoverons régulièrement ensemble; nous aurons l’occasion de tisser des liens autour des enjeux importants et des priorités en santé mentale.
3e objectif : Un milieu de travail propice à la santé mentale pour toutes et tous à l’acsm
L’ACSM soutiendra l’ensemble de son personnel salarié et bénévole, à tous les échelons, à travers des programmes, stratégies et mesures de soutien axés sur l’amélioration et le maintien de la santé et de la sécurité psychologiques au travail.
4e objectif : Un engagement envers la lutte contre le racisme
L’ACSM travaillera à démanteler le racisme systémique et créer un environnement de travail plus équitable et accueillante pour tous ses employés et ses bénévoles.
5e objectif : Un engagement envers la vérité et réconciliation
Nous travaillerons avec les peuples autochtones dans un esprit de réconciliation pour développer de nouvelles politiques et pratiques qui intègrent les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation à notre travail.
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Orientation stratégique №3
Orientation stratégique no 3 : Assurer une offre de services dans toutes les collectivités
Assurer à chaque Canadienne et Canadien l’accès, à tous les âges de la vie, à des programmes, services et ressources communautaires en santé mentale.
Partout au pays, nous offrons divers programmes, services et mesures de soutien conçus pour répondre aux besoins des gens dans leurs collectivités. En règle générale, le Canada a investi dans un système axé sur la maladie plutôt que sur la santé, notamment dans les traitements et les lits pour aider les gens malades ou en crise. Il faut néanmoins savoir que les soins de santé mentale fournis par des médecins dans les hôpitaux ne forment qu’une partie du tableau. Certes, ces services sont essentiels et l’ACSM travaille pour garantir leur disponibilité quand des gens en ont besoin, mais nous travaillons aussi dans les collectivités pour offrir des mesures de soutien et des services inexistants dans le système de santé publique.
Nous contribuons ainsi à prévenir l’apparition de troubles de santé mentale, aidons des personnes déjà aux prises avec des troubles de santé mentale à se rétablir et travaillons à promouvoir une bonne santé mentale dans les écoles, les campus, les milieux de travail et l’ensemble de la collectivité.
Ces importants services enlèvent de la pression sur les services « intensifs » de traitement grâce à la prévention et à l’intervention précoce.
Pour les Canadiennes et Canadiens, les principales caractéristiques d’un organisme en santé mentale sont d’« encourager les discussions libres au sujet de la santé mentale » (37 %) et de « viser à prévenir les troubles de santé mentale avant leur apparition » (33 %).
Les recherches montrent que l’intervention précoce est cruciale, et c’est pourquoi nous devons nous occuper de la santé mentale de chaque personne le plus tôt possible, y compris dans les écoles. Pour y arriver, nous ne pouvons agir seuls. Nous continuerons à nouer des partenariats solides avec les parties intéressées efficaces qui basent leur travail sur les données probantes. Et nous collaborerons avec elles pour promouvoir la santé mentale, exiger de meilleurs soins et influer sur les déterminants sociaux de la santé, comme le logement et la sécurité d’emploi, afin de faire progresser les droits de la personne dans toutes nos collectivités.
Les services et les mesures de soutien communautaires en santé mentale qui sont financés adéquatement et rendus facilement accessibles sont indispensables à l’universalité et à l’amélioration du rapport coûts-efficacité de notre système de santé.
Un système robuste et fiable de santé mentale communautaire proposera :
1er objectif : Des stratégies de promotion de la santé mentale pour toutes et tous, dans tous les contextes
Un environnement plus favorable produit de meilleurs résultats. Toute personne, à chacun des stades de sa vie et dans chaque province et territoire, aura accès à un programme ou à une initiative de promotion de la santé mentale offerts par l’ACSM ou un partenaire au travail, à l’école, dans sa collectivité ou dans un environnement virtuel.
2e objectif : Toute porte est un point d’accès
Qu’une personne se présente au bureau national ou dans une filiale, un bureau régional ou une division de l’ACSM, elle recevra immédiatement les mêmes renseignements exhaustifs et faciles à comprendre sur les programmes, services, mesures de soutien et ressources qui lui sont offerts à l’échelle locale, régionale et nationale.
3e objectif : Un accès équitable
Nous offrirons des programmes, services et mesures de soutien visant à lutter contre les inégalités en santé mentale qui découlent du statut socioéconomique, de la situation géographique, de l’isolement social et de la marginalisation. Nous nous adapterons afin de répondre aux divers besoins.
4e objectif : Un enracinement dans la collectivité
Quelle que soit la façon dont ils se définissent (appartenance culturelle, présence numérique, situation géographique), les différents regroupements sont importants pour améliorer les résultats en santé mentale. Nous sommes ancrés dans nos collectivités et collaborons avec nos partenaires pour donner à chacune les outils, ressources et connaissances nécessaires à l’épanouissement de ses membres.
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Orientation stratégique №4
Orientation stratégique no 4 : Susciter des changements sociaux et systémiques
Prendre la tête d’un mouvement qui suscite des changements sociaux et systémiques qui incluent toute la population canadienne et valorisent la santé mentale autant que la santé physique.
Pour concrétiser notre vision ambitieuse, l’ACSM doit solidifier sa position de chef de file de la santé mentale et devenir un acteur incontournable en cette matière au Canada. Grâce à son envergure nationale et à son ancrage dans les collectivités, l’ACSM a la capacité de devenir le fer de lance d’un mouvement derrière lequel l’ensemble du pays se ralliera. Ce mouvement introduira de nouveaux systèmes, politiques, pratiques et conceptions du monde favorisant une meilleure santé mentale et en fera la promotion. De manière active et visible, il plaidera aussi en faveur de l’amélioration des lieux et conditions qui façonnent la santé mentale.
Dans un rapport de 2018 intitulé Ajustées à l’objectif, le gouvernement fédéral souligne la nécessité évidente qu’un organisme national fasse preuve d’un leadership plus fort et concerté en matière de santé mentale : « Bâtir les organisations et les systèmes de santé du XXIe siècle, dans des contextes sociaux, économiques et politiques de plus en plus complexes, représente un défi de taille, surtout si chacun choisit d’agir en vase clos. »
L’éventail disparate d’organismes œuvrant actuellement en santé mentale au Canada a besoin d’un regroupement comme l’ACSM pour jouer un rôle déterminant – rassembler les groupes derrière des objectifs communs, coordonner les efforts et faire en sorte que tous s’expriment d’une même voix – selon une approche du changement transformationnel visant la société et le gouvernement dans leur ensemble. Les intervenants gouvernementaux et nos partenaires des autres organismes en santé mentale nous disent bien placés pour remplir ce rôle prépondérant.
Notre organisme est profondément ancré dans les collectivités canadiennes et cumule une longue expérience des services basés sur les données probantes. Nous sommes fermement engagés envers la vérité et la réconciliation. Nous reconnaissons la nécessité de réfléchir aux moments où notre organisme pourrait avoir passé sous silence des prejudices à la santé mentale découlant de la pauvreté, du racisme et de l’ignorance. Nous reconnaissons la résilience des
Premières Nations, des Métis et des Inuit et le poids de leurs connaissances et de leur sagesse. Nous reconnaissons à la fois les forces et les besoins uniques de nombreuses personnes u Canada, y compris les personnes noires, les personnes autochtones, les personnes de couleur, les nouveaux arrivants, les immigrants et les réfugiés.
Nous nous battons pour que l’on accorde autant de valeur à la santé mentale qu’à la santé physique. Nous nous battons pour la parité.
Repensé et pleinement intégré, le futur système de soutien en santé mentale sera :
1er objectif : Un engagement envers l’équité de la santé mentale des personnes autochtones
Nous travaillerons avec les peuples autochtones pour défendre un accès équitable aux services sociaux et de santé, et pour défendre le droit de profiter de la meilleure santé physique, mentale, émotionnelle et spirituelle possible.
2e objectif : Un catalyseur de changement pour le secteur de la santé mentale
L’ACSM convoquera toutes les personnes œuvrant aux services communautaires en santé mentale et agira comme responsable afin de susciter le changement dans les politiques et de représenter toute la diversité du secteur. Aux échelons fédéral, provincial/territorial et local, nous travaillerons avec nos alliés autochtones et mobiliserons un réseau de divers partenaires pour façonner et mettre en œuvre un système de santé mentale communautaire plus équitable au pays.
3e objectif : Un partenaire prépondérant des gouvernements
L’ACSM est une organisation pancanadienne présente dans 330 collectivités. Forte de son vaste réseau, elle est l’organisation la mieux placée pour établir des partenariats avec les gouvernements fédéral, autochtones, provinciaux / territoriaux et municipaux afin de répondre aux priorités en matière de santé mentale. Nous collaborerons étroitement avec les gouvernements en exerçant une pression pour changer les politiques et augmenter le financement afin d’améliorer les services et les soins de santé mentale partout au Canada.
4e objectif : Une voix publique forte
Nous avons besoin d’une importante voix crédible pour amener le débat public sur la santé mentale beaucoup plus loin et susciter des changements sociaux. L’ACSM orientera les échanges pour que nous discutions de ce que la société comprend de la maladie mentale et de la santé mentale, et de la façon dont nous pouvons améliorer cette compréhension.
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Orientation stratégique №5
Orientation stratégique no 5 : Se faire connaître et être présents pour tous
Être la source incontournable d’informations sur la santé mentale et le bien-être au Canada.
L’enquête approfondie que nous avons menée avec Maru Matchbox sur les perceptions du grand public à l’égard de la santé mentale révèle que la vaste majorité des Canadiennes et Canadiens ne sauraient pas où s’adresser afin d’obtenir de l’aide pour eux-mêmes ou un proche.
La population canadienne connaît très peu les organismes nationaux en santé mentale et son niveau de sensibilisation à ces organismes est très faible; près de 70 % des gens disent mal connaître l’ACSM. Nous avons grandement besoin d’accroître notre visibilité, car nous ne pouvons aider des gens qui ne savent pas que nous existons.
À l’ère numérique dans laquelle nous vivons, une importante quantité d’informations sur la santé se trouve aujourd’hui à un clic. Puis, la pandémie a amplifié les problèmes de santé mentale et nous a confinés dans nos maisons. Dans ce contexte, l’ACSM peut servir de source crédible et accessible pour aider la population à y voir plus clair et à trouver les renseignements en matière de santé mentale dont elle a besoin, au moment où elle en a besoin.
Pour répondre aux besoins en ressources, formation, renseignements et inspiration, nous devons nous trouver là où sont et vont les gens. Nous devons avoir pignon sur rue et apparaître en haut de la liste des résultats des recherches Google. Nous devons nous ouvrir aux affaires et aux nouvelles technologies, qu’il s’agisse d’applications basées sur l’intelligence artificielle (IA), de médias sociaux en constante évolution ou de toute autre innovation en cybersanté mentale.
Au cours de nos consultations, nous avons reçu des commentaires indiquant que notre marque et notre nom, ACSM, sont non seulement méconnus, mais aussi fréquemment confondus avec ceux d’autres organisations. Ces obstacles sont des occasions d’améliorer la connaissance et la compréhension des gens à l’égard de notre organisme en incarnant notre nouvelle vision audacieuse.
Notre voix et notre image de marque doivent demeurer cohérentes dans le cadre de toutes les initiatives et activités de l’ACSM à travers le Canada. Nous devons aussi transmettre régulièrement des messages clés et des communications facilement identifiables à l’échelle nationale afin de fournir aux individus et aux parties intéressées des renseignements utiles, clairs et fiables.
Partant de l’idée que la santé mentale est un droit universel de la personne au pays, nous devons garantir que chaque personne ait un accès équitable à l’information dont elle a besoin pour comprendre sa santé mentale et en prendre soin.
Reconnu et largement accessible, l’organisme pancanadien répondant aux besoins de la population canadienne en santé mentale comptera sur :
1er objectif : Des communications marketing coordonnées
Des campagnes stratégiques, cohérentes et coordonnées de communication et de marketing multicanal (relations publiques, publicité payée dans les médias, médias sociaux) seront développées et lancées simultanément et de manière uniforme à tous les échelons de l’organisme.
2e objectif : Une présence numérique en évolution constante
Un site Web moderne, simple, convivial et intégré regroupera au même endroit tout ce qu’offre l’ACSM à l’échelle du pays, y compris des ressources traditionnelles et électroniques. Notre présence numérique sera appuyée par des responsables de chaque filiale, région et division qui utilisent activement les médias sociaux, suivent les discussions publiques en ligne sur la santé mentale et y prennent part.
3e objectif : Une marque moderne et reconnue
Un logo, un nom et des actifs de marque actualisés, contemporains, traduisent une nouvelle vision audacieuse et permettent d’unifier l’ACSM sous une même bannière. Une marque forte est essentielle pour obtenir la confiance et le soutien de la population – et donc des fonds nous permettant d’aider plus de gens – dans un paysage de plus en plus encombré.
4e objectif : Des partenariats stratégiques
Nous établirons des partenariats avec les principales parties intéressées dans les contextes où nous pouvons avoir le plus grand impact, en particulier les écoles, les milieux de travail et les communautés marginalisées. Nous pouvons sensibiliser énormément de gens en travaillant de concert avec des organisations hautement crédibles dont la portée est très grande.
En travaillant en collaboration avec des partenaires et d’autres organisations, tout ce que nous mettons en œuvre sera ancré dans l’établissement de la santé mentale en tant que droit inaliénable.
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Observations finales
L’ACSM dépend de la générosité de donateurs et bailleurs de fonds publics et privés pour faire son important travail.
Notre nouveau plan est ambitieux, audacieux et avant-gardiste. Notre vision est nécessaire et claire. La santé mentale est la clé du rétablissement du Canada après la pandémie mondiale, et le moment est venu d’investir dans la transformation du système de santé mentale au Canada. Nous aurons besoin de vastes moyens pour produire de vastes changements.
Ce plan stratégique pancanadien est le second de notre histoire, et nous tentons toujours de trouver la meilleure façon de collaborer avec efficacité et efficience. Mais nous nous lançons toutes et tous dans cet effort collectif avec la même volonté fondamentale d’être plus forts, ensemble. Nous y mettons tout notre cœur.
En définitive, le succès de ce plan stratégique dépendra de chacun des 87 bureaux, divisions et filiales/régions qui travailleront ensemble à la mise en œuvre de nos cinq orientations.
Nous sommes forts et nous sommes prêts.
De concert avec toutes les personnes qui nous sont alliées, réinventons ensemble l’avenir de la santé mentale au Canada.
