Vous pensez au suicide ou vous vous inquiétez pour une personne proche de vous? Pour obtenir du soutien, appelez ou textez le 9-8-8 en tout temps.

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À leurs côtés : Guide pour les adultes qui appuient la santé mentale des jeunes

Si vous êtes parent, proche, enseignant ou enseignante, travailleur ou travailleuse en éducation, conseiller ou conseillère, entraîneur ou entraîneuse, peu importe, votre rôle est d’être une personne alliée pour les jeunes de votre vie et vous avez peut-être des inquiétudes au sujet de certains jeunes. Le Guide À leurs côtés a été élaboré pour vous aider à répondre aux questions que les adultes alliés peuvent rencontrer lorsqu’ils soutiennent les jeunes avec leur santé mentale.

Les jeunes du Canada n’échappent pas aux problèmes de santé mentale. Comme nous encourageons de plus en plus les jeunes à s’exprimer et leur donnons de nombreuses occasions de le faire, il est primordial que les adultes dans leur vie aient ce qu’il faut pour les soutenir. 

Ce guide vise à mieux préparer les adultes alliés aux discussions sur la santé mentale et le bien-être. Il a été conçu pour mieux outiller les adultes alliés qui souhaitent offrir leur soutien à des jeunes qui font face à un problème de santé mentale ou un problème de consommation. Ce guide donne des outils pour qu’ils invitent aux confidences et orientent les jeunes vers l’aide requise. Cette ressource vise à outiller les adultes alliés pour leurs interventions auprès des jeunes susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale ou de consommation de substances. Le guide aide à acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour aider les jeunes à comprendre les problèmes de santé mentale et les maladies mentales, ainsi qu’à cultiver leur résilience au suicide. 

L’Association canadienne pour la santé mentale encourage les adultes alliés à utiliser cette ressource pour soutenir les jeunes qui rencontrent des difficultés ou ont des questionnements reliés à leur santé mentale. 

Un outil d’évaluation

Ces questions suivent chacune des sections correspondantes du guide. Une fois que vous aurez consulté l’entièreté du Guide, testez vos connaissances avec nos questions « vrai ou faux ». Vous pourrez relire le contenu si vous vous rendez compte que vous n’avez pas retenu tous les renseignements nécessaires. Il est important de vous préparer à parler et à aider les jeunes personnes qui vous entourent.

Section 1

Vrai

Faux

1. Avoir une bonne santé mentale signifie que l’on n’a pas de maladie mentale.

2. La santé mentale des jeunes est affectée par différents facteurs sociaux et économiques.

3. Des recherches ont montré que les étudiant.e.s LGBTQ2S+ subissent autant d’intimidation que leurs pair.e.s.

Votre résultat est :

1. Avoir une bonne santé mentale signifie que l’on n’a pas de maladie mentale.
• FAUX : La santé mentale, c’est plus que l’absence de maladie mentale. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la santé mentale « est un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté. »

2. La santé mentale des jeunes est affectée par différents facteurs sociaux et économiques.
• VRAI : La discrimination et les inégalités dans des domaines comme l’éducation, le logement, l’emploi et la famille peuvent avoir de sérieuses répercussions sur la santé mentale.

3. Des recherches ont montré que les étudiant.e.s LGBTQ2S+ subissent autant d’intimidation que leurs pair.e.s.
• FAUX : Les jeunes LGBTQ2S+ subissent beaucoup plus d’intimidation et de violence que leurs pair.e.s. Cela accroît leur risque de dépression, de consommation problématique de substances et d’automutilation.

Section 2

Vrai

Faux

1. En tant qu’adulte allié.e, vous devriez être en mesure de fournir à un.e jeune tout ce dont il ou elle a besoin pour prendre soin de sa santé mentale.

2. Les jeunes qui vous entourent ne seront peut-être pas prêts à discuter de leur santé mentale avec vous la première fois que vous le leur demanderez.

3. Vos émotions, vos préjugés et vos valeurs affectent votre façon de soutenir les jeunes en détresse.

Votre résultat est :

1. En tant qu’adulte allié.e, vous devriez être en mesure de fournir à un.e jeune tout ce dont il ou elle a besoin pour prendre soin de sa santé mentale.
• FAUX : Il est important de savoir reconnaître les signes de détresse mentale. Toutefois, vous devez comprendre vos propres limites. En tant qu’adulte qui offre son soutien, vous n’avez pas à jouer le rôle de thérapeute; vous devez donc vous assurer que les jeunes qui ont besoin d’une aide professionnelle y aient accès au moment où ils en ont besoin.

2. Les jeunes qui vous entourent ne seront peut-être pas prêts à discuter de leur santé mentale avec vous la première fois que vous le leur demanderez.
• VRAI : Ils pourraient ne pas être prêts à parler de leur santé mentale immédiatement et avoir besoin d’un peu de temps pour sentir qu’ils peuvent vous parler en toute confiance. Il peut être utile de changer de sujet et de revenir à celui de leur santé mentale plus tard.

3. Vos émotions, vos préjugés et vos valeurs affectent votre façon de soutenir les jeunes en détresse.
• VRAI : Vos propres sentiments peuvent entraîner des répercussions considérables sur vos échanges avec les jeunes et peuvent les rendre moins enclins à partager leurs pensées. Discuter de santé mentale peut s’avérer très difficile étant donné que c’est un sujet qui est encore tabou. Soyez donc conscient.e de vos préjugés et faites attention à vos réactions; essayez de rester calme en prenant le temps de respirer profondément ou en prenant un instant pour vous détendre et pour reprendre vos esprits avant de poursuivre.

Section 3

Vrai

Faux

1. Des plans de sécurité doivent être rédigés pendant une crise suicidaire.

2. Les plans de sécurité sont efficaces pour réduire le risque de suicide.

3. Un plan de sécurité doit être rédigé par un.e professionnel.le.

Votre résultat est :

1. Des plans de sécurité doivent être rédigés pendant une crise suicidaire.
• FAUX : Un plan de sécurité devrait être rédigé avant ou après une crise, et non pendant celle-ci. Lorsqu’une personne est en détresse, elle peut se sentir submergée par les pensées suicidaires et la confusion et ne pas être en mesure de réfléchir lucidement. Il s’agit d’un plan préventif qui sert à rappeler à la personne les raisons pour lesquelles elle veut vivre.

2. Les plans de sécurité sont efficaces pour réduire le risque de suicide.
• VRAI : Il a été démontré que le plan de sécurité fonctionne parce qu’il est axé sur les forces de la personne sur ses propres capacités; la personne peut ainsi s’appuyer sur ses atouts lorsque les pensées suicidaires s’intensifient. L’objectif est d’aider la personne à traverser la tempête en se concentrant sur ce qui fonctionne pour qu’elle reste en sécurité et qu’elle profite de la vie.

3. Un plan de sécurité doit être rédigé par un.e professionnel.le.
• FAUX : Il n’est pas nécessaire qu’un plan de sécurité soit rédigé par un professionnel. Il peut être élaboré conjointement par la personne à risque et un adulte avec qui celle-ci a bâti une relation de confiance.

Section 4

Vrai

Faux

1. Le terme « autosoins » désigne quelque chose d’intuitif que l’on n’a pas besoin d’apprendre à faire.

2. Les adultes doivent simplement apprendre à composer avec le stress.

3. L’importance d’avoir une vie chargée est un aspect de notre culture auquel nous devons adhérer pleinement.

Votre résultat est :

1. Le terme « autosoins » désigne quelque chose d’intuitif que l’on n’a pas besoin d’apprendre à faire.
• FAUX : Prendre soin de soi ne fait pas partie intégrante de notre culture, et souvent, ce n’est pas quelque chose qu’on nous a appris à faire dans notre enfance. Nous pouvons cependant apprendre à le faire et le cultiver, et cela peut nous éviter de tomber dans l’épuisement.

2. Les adultes doivent simplement apprendre à composer avec le stress.
• FAUX : Bien que nos vies puissent être stressantes, les adultes n’ont pas à se contenter de vivre avec ce stress. Nous ne pouvons pas toujours contrôler ce qui nous arrive, mais nous pouvons contrôler notre façon d’y réagir. Il est important d’avoir des moyens d’apaiser notre corps et notre esprit quand le stress prend le dessus et vient nuire à notre bien-être.

3. L’importance d’avoir une vie chargée est un aspect de notre culture auquel nous devons adhérer pleinement.
• FAUX : Notre culture glorifie le fait d’être toujours occupé.e, et cela peut souvent faire en sorte que nous négligeons notre santé mentale. Lorsque vous prenez soin de votre propre santé mentale, cela vous permet d’être un parent, un.e enseignant.e, un.e ami.e ou un.e allié.e efficace pour les jeunes qui vous entourent.