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Journée de sensibilisation à l’automutilationEn quoi consiste l’automutilation et comment apporter son soutien
1 mars 2026
Si vous avez peur de vous faire du mal ou si vous vous inquiétez pour un proche, voici des points essentiels à retenir.
Qu’est-ce que l’automutilation?
On parle d’automutilation lorsqu’une personne se blesse volontairement, mais sans avoir l’intention de mettre fin à ses jours. Voici des actes d’automutilation courants : s’entailler la peau, s’égratigner la peau, se brûler la peau, se frapper au point de se blesser, gratter ses blessures et empêcher ses blessures de guérir.
L’automutilation est parfois appelée « automutilation non suicidaire » (AMNS), car il ne s’agit pas d’une tentative de suicide. Souvent, l’automutilation est un moyen de composer avec une souffrance émotionnelle, des sentiments intenses ou un état de détresse.
Même si l’automutilation n’est pas une maladie mentale en soi, elle peut représenter un signe d’un enjeu de santé mentale, comme l’anxiété, la dépression, un traumatisme ou des difficultés à gérer les émotions.
Qu’est-ce qui peut pousser une personne à se mutiler?
Les gens ont recours à l’automutilation pour de nombreuses raisons, souvent liées à la régulation émotionnelle et à l’adaptation. Certaines personnes se mutilent pour :
- composer avec des émotions intenses ou accablantes, comme l’anxiété, la tristesse ou la colère;
- libérer la tension émotionnelle ou le stress et transformer la douleur émotionnelle en douleur physique plus facile à gérer;
- se sentir en vie et contrer les sentiments de déconnexion ou de torpeur;
- reprendre le contrôle d’une situation chaotique;
- se punir ou exprimer des sentiments de culpabilité ou d’autocritique;
- se distraire temporairement de pensées ou de souvenirs douloureux.
Signes qu’une personne éprouve des difficultés
Les gens qui se mutilent déploient souvent beaucoup d’efforts pour cacher leur comportement, généralement en raison de la honte, de la peur ou de la stigmatisation. Toutefois, certains signes peuvent indiquer qu’une personne éprouve des difficultés :
- des blessures fréquentes et inexpliquées, comme des coupures, des brûlures ou des ecchymoses;
- des cicatrices inhabituelles ou répétées, surtout si elles sont regroupées au même endroit;
- le port d’un pantalon long et d’un chandail à manches longues en tout temps, même quand il fait chaud;
- l’évitement de situations impliquant de montrer certaines parties du corps (p. ex., nage);
- une détresse émotionnelle visible : changements d’humeur, retrait des activités sociales ou anxiété accrue;
- des difficultés à gérer les émotions, une faible estime de soi ou des problèmes relationnels.
Comment soutenir une personne en difficulté
Si vous avez des raisons de croire qu’une personne de votre entourage a recours à l’automutilation :
- Écoutez-la sans la juger. Créez un espace où elle se sentira à l’aise de parler, si elle le souhaite. Faites-lui savoir que vous êtes là pour comprendre et non pour juger.
- Faites preuve de bienveillance et exprimez vos préoccupations. Utilisez un langage doux et non conflictuel, par exemple : « J’ai remarqué que tu sembles te sentir dépassé·e. Je tiens à toi et j’aimerais t’aider. » Évitez tout langage axé sur le blâme ou la honte.
- Incitez-la à demander une aide professionnelle. Suggérez-lui de prendre contact avec un professionnel ou une professionnelle en santé mentale, son ou sa médecin de famille ou un conseiller ou une conseillère de confiance. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la thérapie comportementale dialectique (TCD) peuvent aider à acquérir des capacités d’adaptation saines.
- Aidez-la à acquérir de nouvelles stratégies d’adaptation. Favorisez le recours à des solutions de rechange pour composer avec la détresse, comme tenir un journal, faire de l’activité physique, pratiquer la pleine conscience ou réaliser des activités d’expression créative.
Le 1er mars marque la Journée de sensibilisation à l’automutilation, dont l’objectif est d’améliorer la compréhension, de réduire la stigmatisation et de soutenir les personnes qui pratiquent l’automutilation.
Si vous avez besoin d’aide, contactez votre ACSM locale.
Si vous êtes en situation de crise
Le 9-8-8 offre du soutien à quiconque pense au suicide ou s’inquiète pour une personne de son entourage. Une intervenante ou un intervenant pourra vous apporter de l’aide sans jugement. En tout temps, appelez ou envoyez un texto au numéro sans frais 9-8-8 pour obtenir du soutien en français ou en anglais. Composez le 9-8-8 (sans frais, 24 h sur 24) ou envoyez un texto au 9-8-8 (sans frais, 24 h sur 24). Pour en savoir plus : https://988.ca/fr.
Les enfants et les jeunes peuvent contacter :
Jeunesse, J’écoute
1 800 668-6868
http://www.jeunessejecoute.ca
Counseling professionnel gratuit, anonyme et confidentiel par téléphone et en ligne, accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 aux enfants et aux jeunes âgés de 20 ans ou moins.
Sources
- https://ontario.cmha.ca/documents/understanding-and-finding-help-for-self-harm/#:~:text=Self%2Dharm%20or%20self%2Dinjury%20is%20sometimes%20called%20%E2%80%9Cnon,particular%20forms%20of%20self%2Dharm.
- https://ontario.cmha.ca/documents/youth-and-self-injury/#:~:text=People%20cope%20with%20difficult%20thoughts,see%20what’s%20really%20going%20on
